JLO Emploi : bilan de compétences

Maintien en emploi : les enseignements de l’enquête SIP de la DARES

Capture mecanicienL’enquête Santé et itinéraire professionnel (SIP) réalisée conjointement par la Dares et la Drees en 2006 et en 2010 a livré ses résultats et apporte des éclairages inédits sur « le devenir professionnel des actifs en mauvaise santé ».

Cette analyse prend en compte l’état de santé des personnes interrogées en 2006 et observe si elles sont toujours en poste 4 ans après, en mesurant les critères modifiés dans l’intervalle. Ce qui produit des statistiques très intéressantes.

Un lien clair entre santé altérée et maintien dans l’emploi entre 2006 et 2010.

« En 2006, un homme actif sur cinq et une femme active sur quatre signalent une « santé altérée » : Comme les actifs en bonne santé, ils souffrent avant tout de troubles du sommeil ou de douleurs musculo-squelettiques, mais dans des proportions nettement plus importantes (entre 60 % et 70% souffrent de troubles du sommeil – troubles musculo-squelettiques). »

Se maintenir en emploi est ainsi plus difficile lorsque l’on connait des difficultés de santé : 71% des actifs à la santé altérée sont toujours en emploi en 2010 contre 85% des actifs en bonne santé.

 

La probabilité de maintenir en emploi entre 2006 et 2010 est réduite (voir les chiffres directement dans l’analyse de la DARES) pour :

  • les hommes, particulièrement pour les plus de 50 ans
  • les hommes souffrant de problèmes psychologiques en 2006
  • les personnes souffrant de problèmes physiques en 2006
  • les ménages dont le revenu est de moins de 1200 euros
  • les femmes travaillant dans l’industrie
  • les hommes ayant des horaires atypiques

En revanche, les conditions qui favorisent un maintien dans l’emploi entre 2006 et 2010 sont :

  • être une femme et travailler dans le tertiaire public
  • être une femme et avoir des horaires atypiques
  • bénéficier d’un aménagement du temps, des conditions et du poste de travail en raison des problèmes de santé
  • s’installer en couple

« Plus d’un tiers des actifs occupés en mauvaise santé en 2006 pensent que leur état de santé a eu des conséquences sur leur vie professionnelle. »

Une amélioration des conditions de travail durant cette période a-t-elle un effet favorable sur leur santé et donc sur les perspectives ultérieures de maintien en emploi ?

« 41 % des hommes et 37 % des femmes, qui déclaraient une santé altérée en 2006 et qui sont en emploi en 2006 et 2010, indiquent être en bonne ou en très bonne santé en 2010. »

Les facteurs d’amélioration de bonne santé dans la période étudiée sont :

  • absence de pénibilité physique en 2006 (la pénibilité donne une probabilité de déclarer une amélioration de l’état de santé inférieure de 32%)
  • diminution des pénibilités physiques dans l’intervalle (la diminution donne une probabilité supérieure de 41%)
  • pas d’augmentation de l’intensité du travail, surtout pour les hommes (l’augmentation de l’intensité donne une probabilité inférieure de 33%)
  • avoir moins de 50 ans (probabilité inférieure de 35%)
  • pas de problèmes physiques en 2006 (probabilité inférieure de 56%)
  • diminution du manque d’autonomie chez les femmes : probabilité supérieure de 62%)

Ces chiffres fournissent des mesures quantifiées des actions que peuvent entreprendre les employeurs afin de créer des conditions de préservation de la santé au travail.

Les équipes de JLO EMPLOI interviennent au quotidien auprès des entreprises privées ou du secteur public afin de maintenir en emploi les salariés présentant une santé altérée, qui risquerait de mettre en péril leur situation professionnelle. Découvrez l’offre de service du cabinet pour la prévention de la désinsertion professionnelle : http://www.jlo-emploi.com/notre-offre-de-services/prevention-desinsertion-professionnelle/

 

Publié le 3 mars 2016